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AJANTA (106
km)
Entre le Ile siècle av. J.-C. et le VIIe siècle ap. J.-C.,
des moines bouddhistes taillèrent les uns à côté des autres, 29 monastères et
temples dans le roc d'une étroite vallée.
Ces grottes qui présentent les mêmes balcons, consoles,
colonnes et consoles de toit que les constructions en bois, sont connues dans
le monde entier pour leurs splendides fresques.
Les peintres ne sont absolument pas limités aux thèmes
religieux. A côté de portraits de Bodhisattva (l'Éveillé, qui renonça au
nirvana par pitié pour les hommes jusqu'à la libération de tous) et de scènes
de la vie de Bouddha, on trouve des images de femmes se maquillant les lèvres
(il y a de cela, plus de 1 500 ans ), de danseuses balançant des hanches, de
gracieux musiciens, ainsi que des successions d'images hautes en couleur
décrivant la vie à la cour du roi.
Les grottes 1 et 2, deux monastères (vihara) du Ve siècle,
renferment des fresques particulièrement belles. Aucun motif d'Ajanta n'a sans
doute été autant copié que Padmani, le bodhisattva couronné à la fleur, peint
sur le mur du fond de la première grotte.
La grotte 4 constitue avec la salle intérieure de 27 m de long, le temple excavé
le plus grand d'Ajanta. Le bas-relief qui orne le mur extérieur en est
probablement le détail le plus intéressant.
La grotte 6 et les suivantes sont plus anciennes: elles
datent de l'époque du bouddhisme Hinayana, pendant laquelle Bouddha prenait
seulement la forme de symboles (chaise vide, roue de la connaissance, figuier
pippal), jamais celle d'une personne.
Les grottes 9 et 10 sont des temples chaitya des I ou IIe
siècle av. J.-C. Les vestiges d'antiques peintures laissent présumer de la
magnificence d'antan. Les motifs proviennent des Jakata, les histoires sont
prises dans les vies antérieures de Bouddha. On accède aux constructions les
plus récentes d'Ajanta par une porte gardée par deux puissants éléphants de
pierre.
Avec son éclairage très réussi, ses peintures murales
magnifiques et ses colonnes ornées de statuettes graciles, la grotte 16 passe
pour un chef-d'œuvre de l'architecture.
La grotte 17 renferme les plus belle peintures murales
d'Ajanta.
Sur le mur latéral droit se trouve le fameux portrait de la
femme au miroir, sur le mur du fond, la touchante scène d'une « mère et son
enfant devant Bouddha '.
La grotte 19 est considérée comme le plus beau temple
Chaitya de toute l'Inde.
La lumière tombe à travers une grande fenêtre sur un stüpa
ou se tient un Bouddha debout au-dessous d'un triple parasol, symbole de la
dignité royale.
Les vestibules et les chapiteaux sont décorés de multitudes
de sculptures.
La grotte 26 est également un temple Chaitya. Ici, ce sont
les basreliefs qui attirent l'attention: un Bouddha endormi (entrée dans le
nirvana) et Mara, le démon qui cherche à détourner Bouddha de la méditation au
moyen de ses deux filles aux formes parfaites.
Daulatabad
Sur la route d'Aurangabad, après Ellora, se dressent, sur un
formidable roc, des fortifications auxquelles l'on ne peut accéder que par un
tunnel en spirale creusé dans la roche. Tout autour se trouvent encore les
ruines d'une ville érigée au ){Ne siècle par le sultan Mohammed Tuqlag de
Delhi. Son plan de transporter ici toute la population de Delhi échoua cependant,
car des milliers d'hommes moururent d'épuisement au cours de la longue marche
de 1 000 km.
Derrière le site, la route grimpe vers Khulatabad (aussi
appelée Rauza), ou vous pourrez juger de l'extrême simplicité du tombeau du
plus puissant de tous les souverains moghols, Aurangzeb.
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